L’éléphant de Pâques

avril 12th, 2009

L’éléphant de Pâques

Chaque année, avec la fin de l’hiver,Oscar, l'éléphant blanc de Pâques
dans le troupeau tout va, bien sûr, à l’envers.

Barrissements, cris, colère à nouveau
La chamaille est de mise, les mots volent haut…
Qui sera l’heureux nouveau, sortant du lot,
pour faire à Pâques la tournée des cadeaux ?

Une grande tension règne, pesante ambiance…
C’est un privilège, une exceptionnelle chance

« Éléphant de Pâques » n’est pas titre donnéoeuf
Pour se rendre vers les maisonnées
au hasard à n’importe quelle descendance.

L’éléphant se doit d’être bien agile,
souple, autant que peut, et habile
n’oublier aucun de tous les petits jardins
pour y déposer de bons œufs au matin.

Le passage de l’éléphant peut être décevantoeuf
Quand au hasard de ses déplacements
Il piétine crocus, tulipes, salsifis…
Au vu des dégâts, des régions sacrifient
à la croyance des cloches ou lapins
et dans ce troupeau, on ne veut pas de fin.

Remplacer l’éléphant par une cloche,
si belle soit-elle, c’est vraiment trop moche
Quant à imaginer lièvre ou lapin,
c’est complètement absurde, enfantin.

Oscar, l’éléphant blanc se prépare,
il veut que ce soit lui cette année qu’on pare
il ira chez les hommes là bas, tout là bas
pour distribuer les succulents chocolats.

Déjà il se voit : sur son dos la corbeille oeuf
tressée d’osier et finement décorée
Et ces œufs peints à la trompe d’éléphant
qui ravissent tant les yeux d’enfants.

Tout ce chocolat qui flatte son odorat
Il ira là bas sans faire de dégâts.
La réussite trotte dans sa tête
Oscar gagnera et sera à la fête.

oeufTant qu’ il y aura des studieux éléphants,
Ils apporteront n’ayez aucun tracas
aux enfants jaunes, blancs ou noirs du chocolat
cette année Oscar sera l’heureux gagnant.

© Michèle RUFFIN – Etats d’âme « l’éléphant de Pâques » – mars 2001

Chaque année, avec la fin de l’hiver,
dans le troupeau tout va, bien sûr, à l’envers.


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

L’Eléphant de Noël – Michèle Ruffin

décembre 6th, 2008

Depuis la nuit des temps,
et quelque soit le temps,
La nuit de noël l’éléphant
se déguise en barrissant
pour la joie des enfants
petits et grands.

L’éléphant de Noël
derrière ses oreilles
dans une grande corbeille
tressée par les abeilles
apporte des merveilles

Avec sa trompe, il prend
lentement un présent
et dans un barrissement
ressemblant à un tintement
le tend tendrement à l’enfant
qui le prend avec ravissement.

Maintenant il est temps
de dire à tous les enfants
un secret assourdissant
depuis la nuit des temps
déguisé de rouge et blanc
le père noël est un éléphant.

© Michèle RUFFIN – états d’âme – décembre 2000
Depuis la nuit des temps, et quelque soit le temps, la nuit de noël l’éléphant se déguise en barrissant pour la joie des enfants petits et grands.


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Les mots des maux – Michèle Ruffin

octobre 17th, 2008

Les mots des maux
Trouver les mots pour dire ses maux
Panser ses maux avec des mots
Manger un gros abricot
Espérer toujours aller plus haut
Sur l’échelle monter d’un barreau
Constater que tout n’est pas beau

Faire enfin le grand saut
Ne pas couler avec le bateau
Tourner encore autour du Pot
Regarder trop rider sa peau
Boire un grand verre d’eau
Constater que tout n’est pas beau

Jouer avec ses mots, les mots
Nettoyer tout au plumeau
Rigolo… pas trop !
Penser à en devenir sot
Tourner en rond comme un idiot
Constater que tout n’est pas beau

Regarder le fond de l’eau
Vouloir y cacher les maux
Sans dire un mot chaud
les mettre sous sceau
dans un grand gros seau
Constater que tout n’est pas beau

Les maux des mots, Le mot des maux
Toi tout là haut
Tu ne dis mot
c’est pas de pot
Moi avoir maux…
Constatant que tout n’est pas beau

© Michèle Ruffin – États d’âme « Les mots des maux « – 2008

Panser ses maux avec des mots Manger un gros abricot Espérer toujours aller plus haut Sur l’échelle monter d’un barreau Constater que tout n’est pas beau


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Printemps – Michèle Ruffin

mars 20th, 2008

PRINTEMPS

L’éléphant redresse la tête
Ses pensées riment avec fête
Derrière lui toutes défaites
Prêt, là, à de nouvelles quêtes.

Dans son esprit la vie lui sourit.
Enfuit, fini, le long tunnel gris !
Dans l’instant, tout lui semble permis
Fi ! grisaille, froidure, ennui…

Son gris regard ambre d’éléphant
Lui paraît soudain bien différent
Il voit tout plus lumineux, plus grand
Il ne perçoit plus rien comme avant.

Il déploie lentement ses oreilles
Entend un chant, plus rien n’est pareil
Jusqu’au bourdonnement de l’abeille
De quel sommeil il se réveille ?

L’éléphant est sottement heureux.
Il se ressent tellement mieux
Y aurait-il maintenant un Dieu
Qui lui serait miséricordieux ?

Tout ce temps maussade à douter
Tant de jours à ruminer, chercher
Sans ombre de réponse trouver
Et ce matin, enfin, émerger.

Instant magique, d’un coup, sans bruit
Les pensées automnales sont parties.
Étonné, il renaît à sa vie
A la vie qui, ici, lui sourit.

Le soleil et plus rien n’est pareil
Tout, absolument tout, l’émerveille
Passer l’hiver valait la peine
Il se perçoit serein, en veine.

« C’est le printemps » entend l’éléphant
« Le changement rituel du temps
Mars, Avril t’attendent au tournant
Tu ne peux te présumer gagnant. »

Mais malgré le sifflement moqueur
qu’il connaît heureusement par cœur
l’éléphant placide est songeur
Au printemps c’est la fin des malheurs.

© Michèle Ruffin – États d’âme « Printemps » – JANVIER 2002

« C’est le printemps » entend l’éléphant » Le changement rituel du temps Mars, Avril t’attendent au tournant…


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Ecriture contrariée – Michèle Ruffin

février 17th, 2008

Écriture contrariée

 

Que veux tu encore écrire
Sur ce Monde en délire
Qui ne nous fasse pas tous rire ?
On connaît tous déjà ton pire
Alors cesse de gémir
Tu ne nous fais plus frémir.

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié
Personne ne l’a écouté

Il a tant de mots à dire
tant de choses à vivre, à écrire
Et ce n’est pas pour nuire
Ni pour reluire
Qu’il veut les dire
C’est sa façon de survivre

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié

Personne ne l’a écouté

Alors sa feuille il la déchire
Il regarde les autres rire
Il se contente de sourire
Non, il ne va pas les « pourrir »
Ni non plus se laisser mourir
Il se contente de souffrir.

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié
Personne ne l’a écouté

Pour Roland qui ne se lasse jamais de m’écouter, ou fait si bien semblant…

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Ecriture contrariée » – février 2008

Écriture contrariée
« …
L’éléphant est mécontent, Personne ne l’entend, L’éléphant est contrarié, Personne ne l’a écouté… »

 


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Toile – Michèle RUFFIN

février 1st, 2008

TOILE

Ecrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.

Pouvoir encore te voir, ne pas perdre l’espoir
Quitter le désespoir

Sortir de l’impasse, laisser tout ce qui lasse
Et tant pis pour la casse !

Retrouver l’échange. Que ce monde étrange,
Enfin donne le change.

Rayer les habitudes, oublier les certitudes,
Changer d’attitude.

Devenir une Etoile, à qui Toi sur la toile
fera prendre les voiles.

nana011.gif

© Michèle RUFFIN – Etats d’âme « Toile » – janvier 2001

Ecrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Ivoire – Michèle RUFFIN

janvier 22nd, 2008

Ivoire

Prendre en pleine poire, ce soir,
dans le noir, ton histoire ;

Cet ivoire, sans le voir,
moi, avoir, désespoir…

Je ne peux pas croire
Qu’il n’y a pas d’espoir.
Je ne veux pas savoir
Où va tout ton ivoire.

Je ne vais pas boire
Ni te laisser choir
Mais j’aurai voulu croire

Qu’il y avait espoir !

Me jeter dans la Loire,
Pour pouvoir te revoir ;
Oui, je broie du noir
mais défense d’y voir.

Ivoire, quelle foire
Tant de déboires notoires,
Viens t’asseoir,
moi, avoir, désespoir…

 

A toi qui comme moi aime les éléphants !

© Michèle RUFFIN -États d’âme « Ivoire »- janvier 2001

adolephant.gif


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Misères D’Hiver – Michèle RUFFIN

janvier 14th, 2008

Misères D’Hiver

Sortir de l’hiver,
Voir enfin le revers de toute cette misère
de ce monde pervers
Qui fait de la vie un calvaire.

Ranger ses affaires,
Puisque plus rien ne sert pour aller demain vers
Ce mieux que l’on espère,
Cet ailleurs qui est si cher.

Personne n’aime l’hiver.
Que tout redevienne vert, alléger cet enfer,
Vaincre ce cancer,
Faire le nécessaire…

Tout me va sur les nerfs
Refaire une première, faire marche arrière,
avec de nouvelles manières
chanter de nouveaux airs.

Je reste là qui erre
avec ce goût amer, et le cœur en colère.
Frapper la terre entière
Les gens m’indiffèrent.

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Misères d’hiver »- janvier 2001 Eléphant vu par Pauline


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Lettre à l’absente – Michèle RUFFIN

janvier 6th, 2008

Lettre à l’absente

« Le grand vide est fait pour être remplacé. »
C’est bien là ce que tu, toujours, lui répétais
sans autoriser aucune ambiguïté
L’été terminé, et le soleil envolé
Il est las, là tel un jouet cassé, jeté
Plus qu’à tout, pour lui, encore, recommencer.

L’éléphant bien désemparé tire un trait
Lui faudra t-il ses joyeuses années archiver
Les classer tel un papier, un vieil objet ?
L’ œil subrepticement de la trompe essuyé
Il rumine, aligne ses candides pensées.
Non, pas de rancœur, d’abord c’est quoi l’amitié
Un court instantané, simplement partagé ,
Moment – illusion créé, se sentir aimé
Ou souffrir seul de la nostalgie du passé.

Il sourit ; le vide, juste là pour être comblé !
Ne l’as tu pas rien qu’un peu trompé, abusé,
Un éléphant naïf énormément trompé
voilà le gros éléphant qu’il se sentait !
Le vide, l’absence est un gouffre sacré
Qui t’appelle, te harcèle pour rappeler
qu’on ne peut justement rien mais rien oublier.

Comme le Petit Prince tu l’a apprivoisé
et pareil au Renard, tout seul il est resté
Toute à toi dans tes rusés projets d’envolée
Préoccupée à tout quitter, déménager
Ton bleu regard l’a – t -il seulement effleuré ?
Pauvre animal révolté, abandonné !
« Donner, c’est donner et reprendre c’est volé »
Toi, sans te retourner, tu as tout emporté
et n’a rien laissé qu’un éléphant abîmé.


Vers le grand troupeau l’éléphant s’en est allé
Désire- t- il seulement vraiment s’intégrer
Le vide il en fera son unique allié
Dans son éternelle quête de l’amitié.
Recommencer : Si solitude existait,
les gris éléphants le sauraient et barriraient !

 

© Michèle RUFFIN -octobre 2001 – États d’âme « Lettre à l’absente »

Bon anniversaire Sylvie

 


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :

Elle – Michèle Ruffin

janvier 31st, 2007

Elle JeSuisMoi

Elle barrit pour mieux en sourire
Elle barrit à défaut d’en rire…
Ordonner les maux
Donner en cadeaux tous ces bobos
dont elle a plein le dos
Et qui lui font le cœur gros.
Dépasser ce sentiment de rejet,
Assumer de n’être point désirée.
Sortie du matriarcat comme un éléphanteau pubert,
Toujours, encore, elle erre avec sa misère.
Elle barrit pour ne plus souffrir
Tant d’injustice ne peut que la faire barrir.
Aller chez Mireille Dumas, tout mettre à plat !
Ou s’empiffrer de chocolat….
A quoi bon faire état de ces états d’âmes !
Mais, se taire, la brûle comme une flamme
Elle voudrait tout dire et ne plus barrir
Elle aimerait en rire et ne rien dire
Alors elle boit du rouge
Pour ne plus voir rouge jusqu’à ce que tout bouge….
Elle barrit pour mieux en sourire
Elle barrit à défaut d’en rire.

© Michèle RUFFIN États d’âme « Elle » – janvier 2003

Elle barrit pour mieux en sourire
Elle barrit à défaut d’en rire…


Eléphant Gris a déjà barrit sur ce thème :