Le temps s’est arrete

Le temps s’est arrêté

Le temps s’est arrêté
Pour moi le temps s’est arrêté
Et pourtant le soleil continue de se lever
Regarder les autres
Continuer leur route
Reprendre leurs habitudes
Pendant que se conjuguent les solitudes
Me laisse le coeur en déroute
Anéantie par les doutes
Je croyais tout connaitre de la solitude
Je croyais, leurre,
Stupide certitude
La solitude du coeur
M’enserre, m’étouffe, m’écœure
Je t’attends
J’attends un signe
Percer ce mystère
Y trouver un sens
Une réponse à mes pourquoi
Pourquoi ainsi, Pourquoi Toi
Pour moi le temps s’est arrêté
Pourtant la lune
Continue son cycle infini
Demain me semble une hérésie
Je cherche ton regard
Range mes placards
Je veux me réveiller
Et te trouver à mes côtés
Repartir en arrière
Ne pas te laisser derrière
Revoir la copie
Réécrire l’histoire
Oh je voudrai tant croire
Croire que cela a un sens
Cette fin à notre , ton , histoire,
Est le pire navet écrit
Une hérésie, une vulgaire agonie
Pour moi le temps s’est arrêté
Je sens le vent souffler
J’entends les oiseaux chanter
La pièce est terminée
Mon coeur est dévasté
Tu n’as plus de saisons
Et je perds la raison
perdue dans le passé
Tant de regrets, goût d’inachevé
Sur la route abandonnée
là, seule, comment continuer
Tout ce passé passé
Ces projets avortés
Partis, envolés,   avec toi
Pour moi le temps s’est arrêté…
Et pourtant le monde continue de tourner.

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Pour moi le temps s’est arrêté » –  Octobre 2017

 

Prostate, je te hais …

Prostate, je te hais …

Prendre le temps d’écrire, prendre le temps de le dire, pour qui sait pouvoir y survivre,  et ne plus, surtout plus, souffrir…

Rentrer de soirée un peu défoncée (fête familiale oblige !)   Se réveiller angoissée ; Toi, hôpital réfugié. Douleurs intenses : impossibilité de vider ta vessie (Sachant que la bière avait coulé à flot c’était ennuyeux !  D’un autre côté, personne ne t’avait obligé à vider le fût…  🙂 )

Et de contrôles en examen de routine tant qu’à faire, le médecin de garde était consciencieux, tu étais en de bonnes mains. Tombe la recommandation : « Monsieur, rien à voir avec ce qui vous amène mais vous devriez faire vérifier votre prostate ! »

Tu as 51 ans.  Et voilà le voyage vers l’horreur qui commence… vérification de la suspicion ; prise de sang (confirmation taux PSA record !) ;  3 mois d’attente pour un scanner,  6 mois pour une scintigraphie…   prélèvement d’un ganglion . Confirmation de passager clandestin : ton nouveau compagnon de route !

Et là, il nous faut décider radiothérapie ou opération…   L ’occasion de mesurer son peu de connaissance des choses médicales …   Heureusement,  google est là ! Et nous voilà dans la quête de tout et son contraire en évitant les forums de discussion et en essayant de se tenir aux informations strictement médicales. On se décidera pour opération suivie par sécurité de radiothérapie. Ensuite, hormonothérapie et prises de sang régulières s’ajouteront à la liste des choses à faire… Tu as adoré commencer à avoir plus de seins que moi et découvrir les joies des sauts d’humeur comme une femme ménopausée (rassurez vous,  je n’ai pas D ni même C en bonnets) … Tout va…

La vie reprend son cours. Tu me fêtes mes 50 ans ! Et… 5 ans plus tard (« C’est déjà pas mal lui dira un urologue…!« ) La récidive est annoncée avec en bonus  les copines du compagnon : quelques métastases osseuses…

Le ciel vous tombe une deuxième fois sur la tête ! Sachant que là les choses sont claires on entre dans des soins palliatifs puisqu’à ce jour sans autre progrès médical aucune guérison n’est possible, on pourra  faire traîner les choses mais pas les éradiquer (nous étions en 2010)… Mais personne ne vous dit rien, chaque cas est unique et en médecine tout ou son contraire est possible…

Qu’importe Monsieur en veut et s’accroche avec le sourire.  A l’écouter tout va…

Ce sera l’attente mensuelle des résultats sanguins puis trimestriellement le rendez-vous chez l’oncologue. L’étude de la courbe PSA fluctue et notre moral avec ; ça baisse on pense que le traitement est efficace et l’espoir de se prolonger encore et encore vous enivre, ça remonte on se dit qu’il va encore falloir changer de molécule et que cela ne sent pas bon… Les traitements possible sont à ce jour peu nombreux bien que des aller/retour semblent possible et efficaces…

Les pronostics vitaux ne sont pas encourageants. On fête notre dernier noël, son dernier anniversaire, on se prépare à l’inéluctable… Mais c’est sous estimer le courage et la rage de vaincre du Monsieur… Il y aura encore des Noël et encore des anniversaires avec une épée de Damoclès sur la tête mais il y aura…

La route continue, certes les forces s’amenuisent, les douleurs s’intensifient, mais il s’accroche et toujours avec un sourire…

Il a encore trop de choses à faire et se bat pour terminer son travail…  Etre à jour, ne pas laisser tomber ceux qui lui ont fait confiance ; c’est aussi une façon de s’oublier et d’être utile. Car si son corps le lâche, sa tête fonctionne bien. Les douleurs ne lui facilitent pas les choses et deviennent de plus en plus invalidantes. Les copains s’éloignent, les amis restent… Et étonnamment ce n’est pas forcément ceux à qui on s’attendait…   La vie réserve bien des surprises !   Personne n’est à l’aise quand l’ombre de la grande faucheuse se dessine…

Voilà maintenant quelques temps que nous avions opté pour le lit médicalisé , visite bi quotidienne des infirmiers,hebdomadaire du kiné et mensuellement la chimio. Quelques hospitalisation intermédiaires pour synchroniser tout cela  tout un programme ! On passe à la pompe à morphine. Une vraie petite pharmacie mon mec à moi !

l’été sera chaud… un staphylocoque doré se rajoutera à la liste des nouveaux locataires !

Tu « fêtera » tes 61 ans à l’hôpital

l’apétit n’est plus . Toi, l’épicurien, il faudra te forcer à manger !

La fatique omniprésente et les douleurs, toujours et encore les douleurs… Alors on augmente les doses !  Et tu gères toujours et encore sans te plaindre.

Et je me répète, douleurs toujours ces douleurs ; alors on te (re) hospitalise le lendemain de tes 62 ans. Je ne sais pas encore que tu ne reverras plus ta maison…

De la morphine on passe à la méthadone, mais les douleurs ne baissent pas les bras…

Pour mieux te soulager et te soigner on te change d’hôpital les médecins spécialistes de la douleur seront sur place ! La chambre est plus jolie ! Les médecins réfléchissent… Les doses administrées sont importantes et il faut éviter les effets secondaires, tu es encore autonome et a toute ta tète, tu acceptes d’essayer un médicament qui amplifierait les effets de la méthadone sans être obligé d’en augmenter les doses… Hélas pas de changements si ce n’est les effets secondaires prévus : endormissement et baisse de tension. On arrête puisque plus de désagrément que de bien et que tes douleurs persistent.

Deux jours après tu tombes en voulant faire ta toilette… une autre servitude t’attend la dépendance totale aux bons soins des infirmiers, bonjour l’humilité Et les douleurs qui reprennent de plus belles. Une nouvelle infection du site est avérée ! Tu commences à enchaîner les fausses routes. Tu ne peux plus rien avaler !

J’apprends que la méthadone en France ne se donne pas par perfusion mais seulement en cachet !

Il te faudra attendre 12 heures de sevrage pour pouvoir repasser à la morphine mais à des doses ridicules par rapports à tes anciennes doses. Toi, tu souffres, tu le dis, je le crie…   » Mais on est obligé de respecter des paliers, ici on ne fait pas d’euthanasie... » Je n’ai pas souvenir d’y avoir seulement pensé !

Mais te voir là tributaire du bon vouloir de la médecine et souffrir ou plutôt agoniser car là ce n’était pas mourir mais crever…. Ces jours sont à ce jour la pire épreuve de ma vie… Un spectacle d’une semaine que tes enfants et moi avons partagé et dont on essaye de se relever chacun à notre façon…

Jamais deux sans trois, le ciel nous tombe sur tête, tu t’en vas… Aujourd’hui nous t’avons dit « A Dieu » et on se console en se disant que ce calvaire t’est fini… Nous allons essayer de continuer la route, il parait que la vie continue…

 

Petite histoire de vie pour me soulager avec la pause de mots, rendre hommage au courage et combat d’un homme d’exception (normal c’est le mien) ,

mais aussi pour que vous les hommes pensiez à vous faire dépister, contrôler…

la prostate ça ne rigole pas et surtout on peut en mourir !

Pour conclure sur une note utile – en novembre –

🙂 Laisser-vous pousser la moustache 🙂

PARAITRAIT QUE DE LA DOULEUR NAIT LA CREATIVITE, ALORS, QUI SAIT CE QUE DEMAIN ME RESERVE 🙂 🙂 🙂

Les songeuses

Les songeuses
songeuses_aspiration« Les songeuses font le songe
d’un monde sans mensonges.
Le temps d’une seconde
sortir de l’immonde
qui nous ronge.
Faire sauter les bondes
sans intarissables facondes.
Entrer dans une longue ronde,
féconde, avec rallonge.
Filer l’écorce de l’aliconde
Sentir les ondes profondes
Sur le rubicond passer l’éponge
Aider le quart monde
Oublier les odeurs moribondes.
Un songe, leur songe, mon songe…
et, peut être demain, ton songe »

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Les Songeuses » – juillet 2016
gratitude © Michèle RUFFIN
perseverance © Michèle RUFFIN
Les songeuses © Michèle Ruffin
« Aspiration, Gratitude, Persévèrance »

Toile – Michèle Ruffin

Toile

Écrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.
Pouvoir encore te voir, ne pas perdre l’espoir
Quitter le désespoir
Sortir de l’impasse, laisser tout ce qui lasse
Et tant pis pour la casse !
Retrouver l’échange. Que ce monde étrange,
Enfin donne le change.
Rayer les habitudes, oublier les certitudes,
Changer d’attitude.
Devenir une toile, à qui Toi sur la toile
fera prendre les voiles.

© Michèle RUFFIN- États d’âme « Toile »- janvier 2001
arbre

Boulimiser avec boulimie

boulimiser© Michèle Ruffin

boules
« Boulimiser avec boulimie

Sujette à perdre la tête,
cultiver des farigoules ou des ciboules
sous ma cagoule.
Brûler toutes mes cigarettes.
Tourner des boules, des petites boules,
de grandes et nettes boules…


Avoir les boules quand tout s’éboule,
Ne pas être dans son assiette,
se faufiler dans les traboules,
prête à fuir goules et foule…
Boulimiser avec boulimie insatisfaite
jusqu’à en avoir des ampoules.


Etre discrète, affronter la tempête,
quitter ma retraite, faire ma reconquête…
Humeur aigrelette pour être honnête.
Comme une poule sans crête avec aigrette
que rien ni personne n’arrête…
Sortir du moule,faire des boules…

Telle est ma quête ou requête. »


© Michèle Ruffin –États d’âme– « Boulimiser avec boulimie » – juin 2016

boules__boules_

Adoléphant

Adoléphant
Même s’il n’est pas encore bien grand,
Pour l’éléphant vient le temps, 
de prendre la clef des champs.
Intransigeant, un doigt pédant, irritant,
L’adoléphant fatalement émeut en s’envolant.
Angoissant, pas rassurant
De quitter ses parents
Et d’aller de l’avant gaillardement.
Quitter sa maman et son enseignement
En barrissant, prendre le tournant,
Oser des engagements, achever ce que l’on entreprend.
L’éléphant apprend et comprend
Il aura des errements, des égarements, 
des tourments, de grands moments et des amusements.
L’éléphant n’a que quelques ans
Mais il sait maintenant ;
« On le dit « adolescent… », est-ce un compliment ?
Que quelques soient ses tourments
Il partira en avant jouer les amants
Chercher liberté, amour, argent, amusement…
En attendant le moment
de revenir en un élan triomphant
dans le troupeau jouer les enfants devenus grands ;
recevoir les compliments après l’épreuve du temps.
Ce n’est pas un renoncement, 
Mais du cran, bien évidemment, 
out doucement quitter l’enfant, 
Qui, en vous, veut naturellement crier Maman, 
Pour ne pas laisser passer l’instant,
De voir le monde, autrement, enchantement…
e se poser assurément
Sur le grand échiquier des grands.
Va l’éléphant !
Va confiant.
Peut être est-il temps !
Mais garde ce cœur d’enfant
Et tes nobles sentiments
Qui font de Toi
Mon plus bel éléphant.
Dans la harde attendant
Toujours, ici ou brillant au firmament,
Il y aura ta maman.
Va l’éléphant,
Va mon enfant
Puisque, pour toi, il est temps
d’aller de l’avant.

© Michèle RUFFIN- États d’âme « Adoléphant » -janvier 2001
adolephant

2016 voeux

Bonne et heureuse année !
HafnonHannibalHectorHenri

Parce qu’il vaut mieux tard que jamais…
Je me permets de vous adresser tous mes vœux pour cette nouvelle année.

Et oui chaque année c’est le même rituel, HafnonHannibalHectorHenri_
on se promet de refaire le monde,
d’aller de l’avant,
de se réaliser,
d’être en accord avec soi même,
de s’ouvrir aux autres
et surtout de ne pas avoir peur d’aller de l’avant…
La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais on en a toutes et tous qu’une alors autant la vivre le plus pleinement possible…
Voilà donc ce que, en plus de la santé, je vous souhaite de tout cœur…
bonne année !

(avec l’aimable autorisation de Monsieur Chat « Hafnon Hannibal Hector-Henri »)

« Pages blanches »

« When your day is long
And the night, the night is yours alone
When you’re sure you’ve had enough
Of this life, well hang on
Don’t let yourself go
‘Cause everybody cries
And everybody hurts sometimes »

REM – Everybody_Hurts
la page blanche du présent qui laisse sans voix
"page blanche" © Michèle Ruffin

page blanche © Michèle Ruffin

Pages Blanches

« Un mental qui s’écoute
et je perds la route
Dans ce grand manuscrit
Où s’écrit mon histoire
déboires, espoirs
peur et soucis aussi…
Témoin obligé
de livres trop tôt terminés,
refermés par accident aux premiers chapitres,
achevés ou gribouillés…

page blanche © Michèle Ruffin

J’arrive aux deux tiers
étonnée d’être entière.
A se dire et se relire
tout à mes questionnements
on oublie de vivre le présent
ne plus se juger, vivre l’instant
être l’énergie de son livre…
trouver les mots pour le dire
Ecrire enfin le moment présent
pour ne pas laisser les pages blanches… »

© Michèle Ruffin – États d’âme « Pages blanches » – mai 2015

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sculptures céramique réalisées en stage « Sculpture figurative »
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Petit, on essaye de grandir ou survivre pour certains
Ados, on refait le monde avec toute la méconnaissance ou inexpérience de la vie
Adulte, on court après le temps, l’argent, travail, enfants, loisirs…
et vient le temps où… tout cela est dépassé…
A l’aube de mon dernier tiers de vie, il me paraît essentiel de finir ce chemin en harmonie avec mon moi profond, ce moi que je ne connais pas vraiment ou que j’ai fui si souvent…
page blanche © Michèle Ruffin

Dans mes différentes quêtes je suis tombée sur une traduction d’un poème de Charlie Chaplin écrit pour ses 70 ans… que j’ai envie de partager ici.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Estime de Soi.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..

Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les méga projets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…

L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..

Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….
Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ca s’appelle…
La Vie!

Et pour ceux à qui tout cela parle, allez vous perdre sur les antisèches du bonheur, le bonheur s’y trouve certainement….

Dans mon poulailler

jOSIANE ET jOSETTE
« Joyeux anniversaire Maman ,
un réveil un peu particulier,
merci Gil, Marc, Lucas & Juliana…
heureusement que je vous ai pour mettre du piment,
euh des oeufs
dans ma vie  »
On se réveille un matin… et on ne le sait pas encore
mais votre vie a pris un nouveau virage…
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Message à comprendre…
Toujours est il que me voilà flanquée de deux nouvelles compagnes dans ma vie…
une poule c’est quoi
un truc qui pond des oeufs
un truc qui fait cot cot cot

un truc qui vous surprend
car posé sur ses 2 pattes et qui de ses 2 petit yeux vous fixe,
un truc qui se met à vous suivre
un truc qui vous cherche
….
WP_20140828_11_08_57_Proje vais devenir végétarienne
ça c’est sur…
j’ai 2 nouvelles amies qui elles au moins ne me trahiront jamais 🙂
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Maintenant entre la construction d’un poulailler
la recherche d’informations pour apprendre à vivre avec des poules
mine de rien cela prend du temps
et en plus elles se sont mises à pondre…
et une poule qui pond ça le chante et ça s’entend 🙂
donc avant j’avais des voisins
demain j’aurai des ennemis 🙂

et plus on se renseigne, et plus on se rend compte que ces petites choses ont besoin d’attention, de soins, et… me voilà désemparée devant ces 2 petits trucs qui sont attachants au possible
je les regarde courir, picorer, trifouiller la terre et au vu de leur dynamisme je me demande comment les poules de batterie peuvent vivre…

WP_20140828_16_18_08_ProNe riez pas, je suis citadine
avec tout ce que cela implique, ces poules sont les premières que je caresse de ma vie
découvrir leur façon d’être m’interpelle
et je viens de garnir ma tarte aux quetsches en faisant un flan avec leur oeufs et… je découvre de nouvelles saveurs….
incroyable mais vrai
l’arrivée de Josiane et Josette est en train de changer ma façon de voir certaines choses 🙂

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voilà un petit article interlude
entre terre et verre
histoire de rassurer « mes fidèles lecteurs » qui me trouve trop absente de la toile ces derniers temps 🙂

Sa majorité

Il est loin le temps où adolescente j’écoutais Moustaki puis Reggiani chanter « votre fille a 20 ans« ….
Un temps où je ne savais pas encore qu’un jour j’aurai une fille
Un temps où ces paroles n’étaient que poésie, et ne représentaient qu’une jolie petite histoire…
Les aiguilles ont tournées, et un jour, un 7 novembre il y a 18 ans Juliana est arrivée…

18 ans !

il me faut l’écrire pour le croire, hier encore elle était si petite….
2013 Juliana

«  le temps qui passe
m’efface…
Trace sur ma face
crevasses…
Cocasse !
Le temps qui passe,
plus ne repasse
Je grimace,
tout passe…
 »

La maison petit à petit se vide…

Désormais il me faut me résoudre à n’avoir plus que des adultes autours de moi
bien que
tout au fond de mon cœur
cela reste mes petits bouts
qu’ils le veuillent ou non 🙂
Et voilà, encore une page qui se tourne,
la petite dernière est majeure…
1998 Juliana
Il faut ranger Nounoursgarçon maintenant 🙂
c’est l’été qui commence ma belle
et quand tu vas partir ma belle
il ne me restera pour me parler de toi
rien que Nounoursgarçon dans le fond du grenier