Secrets de four 25

secrets25abcEst ce encore un secret pour vous l’ouverture d’un four
j’en doute
mais je persiste 🙂
et un four émaillage, un...Emaillage 2, des retouches, du nouveau... des essaisDes coeurs en 5 tailles pour la commande de Catherine et son projet de luminaire…
Des essais de perles pour rantanplan
Deux cœurs d’éléphant…
Des portes savons
Deux escargots

Mon plat cœur dans un nouvel essai de rouge
Des pots divers et variés
et toujours et encore des tortues…

Et quand on n’est pas satisfait,
on retente une cuisson
rêvant
un aspect plus satisfaisant mais après plus de 4 cuissons, il faut admettre qu’il n’y a plus rien à faire contre certains défauts…

Mais il faut positiver
alors déjà un nouveau four « biscuit » est en route, et demain sera un autre jour
_____________________________ 🙂

Dans un four

sèchageAprès avoir pensé ses pièces et les avoir réalisées
après les avoir laissé sècher
arrive enfin l’étape de la cuisson.
tournage
Dans mon four à céramiques
il y a un peu de tout
mes pensées secrètes,
mes cadeaux cachés,
mes projets rêvés…

un peu de mon temps de vie…

Charger son four
c’est espérer, penser à demain, rêver un résultat et déjà penser à la suite.
Si le biscuit ressort comme on l’attend à l’émail dont on le recouvrira, aux choix des couleurs, des effets…
Charger un four, c’est commencer l’attente de sa réouverture…première cuisson : biscuit
Les différences de couleurs ici, sont dues à l’emploi de différentes terres…
Grès de Saint Amand pour les pièces tournées mais qui n’iront pas toutes dans ce four parce que pas encore assez sèches ; argile brune ou grise pour les pièces modelées.

Secrets de four 18

secrets-de-four-18Il était temps,
premier four 2009 !
Eléphant Gris
a un peu attendu vu les conditions météo
et par solidarité
pour ne pas consommer trop d’énergie dans ces périodes ou
EDF semble avoir du mal
à assumer
la demande.
Premier four "émaillage" 2009 !
A peine sortie du four ma suspension grand cœur bleu a séduit Béatrice qui est partie avec…
Souvent on me dit
« mais fait donc un marché, tu verras, tu rentabiliseras ta passion »
j’y pense,
mais mes pièces partent plus vite que je ne les fabrique… lol
je ne sais pas dire non !
Je vous fais un pieux mensonge, cela me fait tellement plaisir de faire plaisir …. et j’ai beaucoup de mal à mettre un prix sur mes créations, je n’ai pas encore vraiment l’âme commerciale !

Je vous détaillerai l’ensemble au cours de la semaine…

Secrets de four 11

On arrive en Octobre, voilà bientôt un an que je joue avec mon four
Les résultats ne sont point encore spectaculaires
mais on va se dire,
car il faut positiver,
qu’il y a un progrès, léger j’en conviens, mais progrès quand même…
Pour rassurer, Martine,
je dirai qu’il n’y a pas encore de quoi avoir la « grosse tête »… 🙂
La consolation est que chaque pièce est unique et que même dans les cas où je joue à la reproduire
comme mes cœurs par exemple, ils arrivent à rester différents tout en étant pareils…
Ce doit être la particularité du « fait main »… et sans pousser le vice trop loin, je dirai même que leurs défauts les mettent en valeur mutuellement ! (je vous avais prévenu, il faut PO SI TI VER !)

Autant on peut mettre plein de choses dans un four à biscuit,
puisque les pièces peuvent être « entassées »
avec prudence tout de même
autant, dès qu’il s’agit d’émaillage,
il faut être prudent
les pièces ne doivent en aucun cas se toucher entre elles
sous peine de se souder entre elles
donc avec un four à biscuit, je fais facilement deux fours d’émail…


chat,
coeur,
cloche,
hérisson,
moule à kouglof,
boutons,
boules de noël,
barrettes paréo « éléphant »…
ont pris place dans le premier four

entonnoir,
plaque d’atelier,
cendrier cochon,
sous-plat,
planchettes (gondolées mais émaillées tout de même)
cœurs ,
porte-encens,
porte-cartes,
et diverses suspension dans le second

Cuisson céramique

J’ai opté depuis quelques temps pour une température plus haute pour mon argile grise qui est une terre qui révèle sa couleur et ses petits points noirs à la cuisson.
Pour la cuisson, je mets les différentes pièces fabriquées dans un four à chambre (cuisson électrique).

J’ai également augmenté mes temps de séchage et ai commencé à éviter de les accélérer, il faut juste être un peu plus patient…
Pour la montée en température, j’en suis à 8 heures pour atteindre les 500 premiers degrés et visiblement le résultat semble satisfaisant.

Le chat, l’hérisson, l’entonnoir à confiture, les boutons, boules de noël, coeurs et autres pièces sortent intactes…

Les plaques me posent toujours problème… (ex. : les planchettes avec le cochon)
Difficile de ne pas les déformer
Je n’ai pas encore trouvé la façon idéale pour les charger dans mon four de façon à ce qu’elles ne se déforment pas.
Visiblement les plaques posées verticalement ont moins subies de déformations que celles mises en équilibre sur des points d’appui. Celles reposant entièrement à plat sont ressorties pratiquement plates…
A méditer

Voilà maintenant il faut prévoir l’émaillage et lancer les deuxièmes cuissons.
A suivre dans Secrets de four 11 🙂

Secrets de four 10

Un four à biscuit
Deux fours d’émaillage

Suivant la terre il faut adapter sa température… j’en suis toujours à mes tests de température idéale pour avoir un résultat qui me convienne
mais je n’ai guère l’impression de progresser… (ici le gros des pièces est en argile couleur chocolat)


Mon émaillage est encore loin de répondre à mes attentes, mais c’est le charme de la céramique, chaque pièce est unique.
Le « coeur éléphant » bleu
se retrouve dans les deux fours d’émaillage
car il ne me convenait pas et, en fait,
malgré les retouches apportées il ne me convient guère plus
le porte encens cœur a eu plus de chance, le deuxième émaillage l’a embelli
dur, dur, de maîtriser l’art du feu

Heureusement, il y a tout de même des pièces qui sont sympas

Angelot créé pour Estelle qui adore les anges…


essai de cœur découpé avec motif enfants

toujours mes suspensions éléphant ici avec empreinte coquille pour l’oreille

modèle éléphant Jardin en variation d’émail (ce qui me permets de tester les rendus en fonction de l’émail utilisé)

pot pourri des céramiques « secrets de four 10 »
boules de noël, porte cartes de visite, porte éponge, plats, boutons, embrasse … suspensions, de tout et rien
on fera mieux la prochaine fois, enfin j’essaye d’y croire !

Déboires d’un apprenti céramiste

On façonne, on lisse, on laisse sécher…
On fait une première cuisson et,
on se dit : « maintenant je vais sublimer ma pièce ».
On se lance donc logiquement dans l’émaillage…. la tête dans les étoiles, pleine de rêves, d’espérance… on va créer l’unique, la pièce…

  • émaillage par trempage,
  • puis pour d’autres pièces émaillage au pinceau

  • On y passe quelques heures,
    on sent l’artiste vibrer au fond de soi
    on laisse sécher… on manipule avec précaution car l’émail sec est très fragile et se détache facilement.

    on charge le four,
    un vrai casse-tête encore pour moi !
    Rien ne doit se toucher dans la cuisson des pièces émaillées ;
    il faut prévoir l’émail qui risque de couler…

    On règle son programme et on lance le programme de cuisson du four ,

    On y croit
    Les chevilles enflent, on a créé
    On attend que le tout refroidisse…
    c’est encore plus long que le temps de cuisson

    Presque 36 heures ont passées et…

    là on freine ses ardeurs,
    ouvrir doucement, sortir les pièces délicatement
    ne rien casser par précipitation
    mais c’est un peu la déception…
    artiste de rien du tout, la réalité est difficile

    Encore une fois le travail manque de régularité,
    la pause est trop irrégulière,
    certains émaux ont coulé
    j’ai encore fait un travail de cochon
    enfin c’est pas la réussite pour un certain
    nombre de pièces ;

    Mais pas toutes !
    Si ce n’est pas de l’artisanat ça 🙂
    enfin, la seule consolation est que ce sont vraiment des pièces uniques…

    Heureusement tous les goûts sont dans la nature
    j’ai un premier public très indulgent… 😉
    On fera mieux la prochaine fois, le temps que le métier rentre…
    et que, surtout, on apprenne la patience
    apprendre à prendre le temps

    Cuisson du biscuit

    Le céramiste donne forme à sa pièce.
    Quelque soit la technique employée : modelage, coulage, estampage ou tournage ,après séchage, les pièces seront chargées dans un four.
    Il est important que les pièces ne soient pas trop serrées les unes contres autres et qu’elles soient bien sèches au moment de leur enfournement que ce soit pour une cuisson de biscuit ou d’émail.
    La première cuisson : le « Biscuitage »
    L’humidité entraîne l’évaporation de l’eau que les pièces renferment et provoque l’éclatement des biscuits ou la fissuration des glaçures. Cette cuisson permet de chasser toute l’eau, de rendre la pièce dure.
    Nous obtenons alors le « biscuit » , pièce rugueuse et poreuse.
    Je laisse la porte de mon four électrique légèrement entrouverte jusqu’à 200° pour bien laisser la vapeur d’eau s’échapper quand j’ai encore quelques doutes sur l’une ou l’autre pièce, ou quand je veux faire un peu vite…
    Les pièces sont cuites en biscuit entre 980° et 1100° (mais ceci ne sont que des températures indicatives tout dépend du céramiste et du matériaux employé ; toutes les terres ne supportent pas la même température).
    Plus la température de cuisson est élevée moins le tesson est poreux.
    Il est amusant de constater les différences de nuances de couleur de la terre suivant le degré de cuisson.
    Le biscuit donne à la pièce assez de solidité pour être glaçurée.
    On parle de double cuisson (cuisson de biscuit et cuisson d’émail).
    Il est à noter que l’on peut appliquer la glaçure à cru, sur la terre sèche, puis procéder à une mono-cuisson. Ce procédé épargne du temps et économise une cuisson mais la manipulation d’une pièce non cuite est périlleuse.

    exemple de four chargé (dans le cas présent il s’agit d’un four d’email… 🙂 )

    En ce qui me concerne, j’en suis à la recherche de ma température idéale de biscuit pour les terres que je privilégie, j’ai commencé à 900° ce qui était trop peu pour monter à 980°, puis 1000° et là j’envisage de monter de continuer l’ascension de la température de mon prochain four de biscuit.