Françoise Hardy fête ses 64 ans aujourd’hui

Françoise Hardy née à Paris le 17 janvier 1944

FRANÇOISE HARDY – Message Personnel
Bon Anniversaire Françoise !

Elle grandit avec sa sœur Michèle, de dix-huit mois sa cadette dans un appartement parisien du IXème arrondissement. Sa mère les élève seule, avec son salaire d’aide-comptable.
Leur père ne vit pas là. Il passe deux ou trois fois par an les voir et ne verse de pension alimentaire que très rarement.
Les seules personnes que la jeune Françoise est amenée à voir, sont ses grands-parents maternels qui ont un pavillon de banlieue, à Aulnay-sous-Bois. Sa grand-mère est une personne un peu spéciale, qui va contribuer à la perturber : « de comportement névrotique à un degré important, de style castrateur, envahissante » comme le dira bien plus tard la chanteuse elle-même.
La jeune Françoise souffre des réflexions méchantes et néfastes de cette aïeule et se replie sur elle-même pour se protéger.
De nature timide, elle ne s’épanouit pas non plus à La Bruyère, l’institution religieuse qu’elle fréquente.
Elle est une adolescente à la fois studieuse et très pieuse. Le physique de grand fille maigre avec de longues jambes n’arrange pas l’image qu’elle peut se faire d’elle-même.
Après avoir passé son bac en 1961, Françoise Hardy acquiert sa première guitare, prend son premiers cours de chant et signe son premier contrat discographique chez Vogue, avec Jacques Wolfsohn.
De son propre aveu, Françoise Hardy commence à faire des chansons parce que la seule chose qui l’intéresse dans la vie, c’est d’écouter celles des autres. Des opérettes avec Georges Guétary qu’elle adore dès son plus jeune âge, elle passe ensuite à Paul Anka, Charles Trenet et Cora Vaucaire.
Elle reprend et chante à son tour dans sa chambre les succès de ses idoles.
Le temps des vacances est pour elle, une bouffée d’oxygène. Durant son adolescence, elle les passe souvent en Autriche pour perfectionner son allemand. Solitaire, elle écoute ses airs favoris, lit et écrit.
En 1962, paraît son premier 45 tours quatre titres. ‘Tous les garçons et les filles’ fait le tour du monde et se vend à plus de 2 millions d’exemplaires.
Elle continue en prenant la 5e place au concours de l’Eurovision avec ‘L’ Amour s’en va’.
C’est aussi sa première expérience cinématographique avec ‘Château en suède’, un film de Roger Vadim d’après le roman de Françoise Sagan.
Suit la sortie de l’album ‘Le 1er Bonheur du jour’. En 1965, alors qu’elle est habillée par André Courrèges et Paco Rabanne, Françoise Hardy chante au ‘Savoy Hôtel’ de Londres devant tout ce que la capitale anglaise compte de célébrités.
Par la suite, elle fait même la rencontre des Beatles, des Rolling Stones et du photographe David Bailey.
En 1967, l’artiste crée son propre label, Asparagus, en guise de réponse au sobriquet que lui avait attribué Philippe Bouvard, ‘L’ Endive du twist’.
Elle chante Serge Gainsbourg (‘ Comment te dire adieu’), Patrick Modiano (‘ étonnez moi Benoît’) et Léonard Cohen (‘ Suzanne’) sur l’album ‘Comment te dire adieu’.
La carrière de Françoise Hardy continue avec de nouveaux albums créés au gré de ses envies et de ses nouvelles amitiés.
Résolument à l’opposé de l’image qu’avait façonnée Jean-Marie Périer, la nouvelle Françoise Hardy change petit à petit, écoutant plus ses propres envies : elle est réellement désireuse de faire des chansons qui lui ressemblent. En 1971, elle publie un album sans titre chez Sonopresse, avec une musicienne brésilienne nommée Tuca. Devenu disque culte, on y trouve « Chanson d’O » ou « La Question » qui est un des textes que préfère la chanteuse. Même si la presse est enthousiaste, les ventes sont moins importantes : elle trouve un public moins nombreux mais qui correspond plus à sa personnalité.
Le début de cette décennie marque aussi l’intérêt grandissant de l’artiste pour l’astrologie à laquelle elle s’est initiée de façon progressive depuis l’âge de ses 18 ans. Persuadée que c’est « au niveau personnel, qu’il faut changer le monde et pas au niveau collectif », Françoise Hardy est devenue au fil des années et de son expérience, une spécialiste du sujet.
Le couple que la chanteuse forme avec Jacques Dutronc peut paraître un peu étrange à cette époque-là. Ils n’habitent pas ensemble et le chanteur des années 60 est devenu un comédien très prisé dans le cinéma français. Peu disponible, il voit rarement sa compagne et pour elle, leur relation semble difficile. Pourtant, la jeune femme a des envies de maternité. C’est finalement le 16 juin 73, qu’elle donne naissance à un fils, Thomas. Dorénavant le couple vit sous le même toit.
Ayant quitté Sonopresse, elle signe la même année, un contrat avec Warner Bros, et enregistre un album sous la direction musicale de Michel Berger, « Message personnel ». Malgré des relations difficiles entre les deux artistes, de part une façon de travailler différente, le disque est bien accueilli par la critique et le public. D’ailleurs la chanson qui donne le titre à l’album devient un standard de Françoise Hardy. Mais on l’entend seulement sur les radios, car il n’est plus question de faire de la scène.
Françoise Hardy se refuse toujours à envisager un passage sur scène, considérant qu’il s’agit là d’une facette de son métier qui ne la séduit pas du tout, qui l’exposerait trop.
Elle préfère rester définitivement en retrait.
Même scénario dans le couple Dutronc-Hardy qui quitte le XIVème arrondissement de Paris où ils habitaient depuis les années 60 pour un appartement vers l’Etoile.
Chacun son étage, la distance comme ciment du couple.
À la fin de l’année 2000, elle apparaît sur l’album « Chambre avec vue » d’Henri Salvador avec qui elle interprète « Le Fou de la reine ». Quelques mois plus tard, c’est Marc Lavoine qui lui propose de chanter « Chère amie » en duo sur son album. En 2002, un coffret de trois CD regroupant 74 chansons de Françoise Hardy sort sous le nom de « Message personnel ».
Lorsqu’elle retourne en studio en septembre 2004 pour enregistrer ses nouvelles chansons qui figurent sur l’album « Tant de belles choses », sorti au mois de novembre, elle s’entoure d’une équipe d’auteurs et de compositeurs au sein de laquelle on retrouve une nouvelle fois Alain Lubrano, ainsi que Benjamin Biolay, Thierry Stremler, Jacno mais aussi l’Anglais Ben Christophers, l’un de ses derniers coups de coeur, et l’Irlandais Perry Blake qui lui offre deux titres en anglais.
À ses côtés également, son fils Thomas Dutronc qui réalise quatre titres et intervient comme guitariste sur de nombreux morceaux.
Françoise Hardy se fait de plus en plus rare dans les médias.
On la retrouve en 2006. En effet, elle puise dans son répertoire et choisit de reprendre quelques-unes de ses chansons préférées.
L’album, intitulé « Parenthèses… », sort en novembre. Françoise y interprète douze titres aux côtés de chanteurs qu’elle adore, comme Alain Bashung, Benjamin Biolay, Rodolphe Burger, Alain Delon, Maurane ou encore Arthur H. Mais aussi Jacques et Thomas Dutronc sont pour la première fois tous les deux réunis à ses côtés.
Le premier extrait radio est le surprenant « Partir quand même » en duo avec Julio Iglesias.

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