Le temps s’est arrete

Le temps s’est arrêté

Le temps s’est arrêté
Pour moi le temps s’est arrêté
Et pourtant le soleil continue de se lever
Regarder les autres
Continuer leur route
Reprendre leurs habitudes
Pendant que se conjuguent les solitudes
Me laisse le coeur en déroute
Anéantie par les doutes
Je croyais tout connaitre de la solitude
Je croyais, leurre,
Stupide certitude
La solitude du coeur
M’enserre, m’étouffe, m’écœure
Je t’attends
J’attends un signe
Percer ce mystère
Y trouver un sens
Une réponse à mes pourquoi
Pourquoi ainsi, Pourquoi Toi
Pour moi le temps s’est arrêté
Pourtant la lune
Continue son cycle infini
Demain me semble une hérésie
Je cherche ton regard
Range mes placards
Je veux me réveiller
Et te trouver à mes côtés
Repartir en arrière
Ne pas te laisser derrière
Revoir la copie
Réécrire l’histoire
Oh je voudrai tant croire
Croire que cela a un sens
Cette fin à notre , ton , histoire,
Est le pire navet écrit
Une hérésie, une vulgaire agonie
Pour moi le temps s’est arrêté
Je sens le vent souffler
J’entends les oiseaux chanter
La pièce est terminée
Mon coeur est dévasté
Tu n’as plus de saisons
Et je perds la raison
perdue dans le passé
Tant de regrets, goût d’inachevé
Sur la route abandonnée
là, seule, comment continuer
Tout ce passé passé
Ces projets avortés
Partis, envolés,   avec toi
Pour moi le temps s’est arrêté…
Et pourtant le monde continue de tourner.

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Pour moi le temps s’est arrêté » –  Octobre 2017

 

« Pages blanches »

« When your day is long
And the night, the night is yours alone
When you’re sure you’ve had enough
Of this life, well hang on
Don’t let yourself go
‘Cause everybody cries
And everybody hurts sometimes »

REM – Everybody_Hurts
la page blanche du présent qui laisse sans voix
"page blanche" © Michèle Ruffin

page blanche © Michèle Ruffin

Pages Blanches

« Un mental qui s’écoute
et je perds la route
Dans ce grand manuscrit
Où s’écrit mon histoire
déboires, espoirs
peur et soucis aussi…
Témoin obligé
de livres trop tôt terminés,
refermés par accident aux premiers chapitres,
achevés ou gribouillés…

page blanche © Michèle Ruffin

J’arrive aux deux tiers
étonnée d’être entière.
A se dire et se relire
tout à mes questionnements
on oublie de vivre le présent
ne plus se juger, vivre l’instant
être l’énergie de son livre…
trouver les mots pour le dire
Ecrire enfin le moment présent
pour ne pas laisser les pages blanches… »

© Michèle Ruffin – États d’âme « Pages blanches » – mai 2015

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sculptures céramique réalisées en stage « Sculpture figurative »
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Petit, on essaye de grandir ou survivre pour certains
Ados, on refait le monde avec toute la méconnaissance ou inexpérience de la vie
Adulte, on court après le temps, l’argent, travail, enfants, loisirs…
et vient le temps où… tout cela est dépassé…
A l’aube de mon dernier tiers de vie, il me paraît essentiel de finir ce chemin en harmonie avec mon moi profond, ce moi que je ne connais pas vraiment ou que j’ai fui si souvent…
page blanche © Michèle Ruffin

Dans mes différentes quêtes je suis tombée sur une traduction d’un poème de Charlie Chaplin écrit pour ses 70 ans… que j’ai envie de partager ici.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et, alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Estime de Soi.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et
Ma souffrance émotionnelle,
N’étaient rien d’autre qu’un signal
Quand je vais contre mes convictions.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle…..

Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
Et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive,
Contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans
Le fait de forcer une situation, ou une personne,
Dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
Sachant très bien que ni la personne ni moi-même
Ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…..
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce
Qui ne m’était pas salutaire….
Personnes, situations, tout ce qui
Baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Amour Propre.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
J’ai abandonné les méga projets du futur.
Aujourd’hui je fais ce qui est correct, ce que j’aime,
Quand ça me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui je sais que ça s’appelle….

Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De chercher à toujours avoir raison, et me suis
Rendu compte de toutes les fois ou je me suis trompé.
Aujourd’hui j’ai découvert…

L’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé
De revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui je vis au présent,
Là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui je vis une seule journée à la fois
Et ça s’appelle…..

Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait
Me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur
Elle devient une alliée très précieuse
Tout ceci est….
Savoir Vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter….
Du chaos naissent les étoiles.
Aujourd’hui je sais que ca s’appelle…
La Vie!

Et pour ceux à qui tout cela parle, allez vous perdre sur les antisèches du bonheur, le bonheur s’y trouve certainement….

Zoichoux

Zoichoux 01 - © Michèle RuffinEléphant Gris
et
son nouveau délire
Zoichoux 02 - © Michèle Ruffin
les Zoichoux

mi oiseaux,

mi chouettes,

un peu chou
(normal pour une alsacienne),

petit
à
petit

les sculptures de ses Zoichoux prennent vie….

Magie de l’argile
qui sous les doigts prend forme
et
permet de se créer un imaginaire à la hauteur de
son
délire…

Zoichoux03 © Michèle RuffinPour l’instant,
ils se tiennent
au chaud
en attendant
le printemps
pour
étaler
leurs
couleurs…

(les différences de couleur sont liées au différence d’humitité de la terre, plus la terre sèche, plus elle éclaircie…
Viendront encore quelques finitions, puis direction four pour obtenir un dégourdi avant émaillage…)

6 Zoichoux © Michèle Ruffin
Où le dérèglement climatique planétaire nous entraîne…
Le monde change, les saisons se modifient, les espèces animales aussi…
La terre perd la boule, les Zoichoux la prennent !

(Exposition prévue
à Matzenheim
le 5/9/2010
pour la
Rentrée des Arts
conjuguée à la troisième
exposition
« Moto, Auto, Rétro » de Matzenheim)

L’Eléphant de Noël – Michèle Ruffin

Depuis la nuit des temps,
et quelque soit le temps,
La nuit de noël l’éléphant
se déguise en barrissant
pour la joie des enfants
petits et grands.

L’éléphant de Noël
derrière ses oreilles
dans une grande corbeille
tressée par les abeilles
apporte des merveilles

Avec sa trompe, il prend
lentement un présent
et dans un barrissement
ressemblant à un tintement
le tend tendrement à l’enfant
qui le prend avec ravissement.

Maintenant il est temps
de dire à tous les enfants
un secret assourdissant
depuis la nuit des temps
déguisé de rouge et blanc
le père noël est un éléphant.

© Michèle RUFFIN – états d’âme – décembre 2000
Depuis la nuit des temps, et quelque soit le temps, la nuit de noël l’éléphant se déguise en barrissant pour la joie des enfants petits et grands.

Autoportrait

Le thème de la semaine sur Photomadaire était l’autoportrait
J’avoue que je n’assume pas toujours de mettre une image sur un nom surtout quand c’est du mien qu’il s’agit…
mais puisque j’ai joué le jeu (enfin presque)
je vais vous faire partager mon essai

oui je sais pas de quoi pavoiser !
mais quand même j’ai un peu triché et je suis contente du résultat….

Les mots des maux – Michèle Ruffin

Les mots des maux
Trouver les mots pour dire ses maux
Panser ses maux avec des mots
Manger un gros abricot
Espérer toujours aller plus haut
Sur l’échelle monter d’un barreau
Constater que tout n’est pas beau

Faire enfin le grand saut
Ne pas couler avec le bateau
Tourner encore autour du Pot
Regarder trop rider sa peau
Boire un grand verre d’eau
Constater que tout n’est pas beau

Jouer avec ses mots, les mots
Nettoyer tout au plumeau
Rigolo… pas trop !
Penser à en devenir sot
Tourner en rond comme un idiot
Constater que tout n’est pas beau

Regarder le fond de l’eau
Vouloir y cacher les maux
Sans dire un mot chaud
les mettre sous sceau
dans un grand gros seau
Constater que tout n’est pas beau

Les maux des mots, Le mot des maux
Toi tout là haut
Tu ne dis mot
c’est pas de pot
Moi avoir maux…
Constatant que tout n’est pas beau

© Michèle Ruffin – États d’âme « Les mots des maux « – 2008

Panser ses maux avec des mots Manger un gros abricot Espérer toujours aller plus haut Sur l’échelle monter d’un barreau Constater que tout n’est pas beau

Printemps – Michèle Ruffin

PRINTEMPS

L’éléphant redresse la tête
Ses pensées riment avec fête
Derrière lui toutes défaites
Prêt, là, à de nouvelles quêtes.

Dans son esprit la vie lui sourit.
Enfuit, fini, le long tunnel gris !
Dans l’instant, tout lui semble permis
Fi ! grisaille, froidure, ennui…

Son gris regard ambre d’éléphant
Lui paraît soudain bien différent
Il voit tout plus lumineux, plus grand
Il ne perçoit plus rien comme avant.

Il déploie lentement ses oreilles
Entend un chant, plus rien n’est pareil
Jusqu’au bourdonnement de l’abeille
De quel sommeil il se réveille ?

L’éléphant est sottement heureux.
Il se ressent tellement mieux
Y aurait-il maintenant un Dieu
Qui lui serait miséricordieux ?

Tout ce temps maussade à douter
Tant de jours à ruminer, chercher
Sans ombre de réponse trouver
Et ce matin, enfin, émerger.

Instant magique, d’un coup, sans bruit
Les pensées automnales sont parties.
Étonné, il renaît à sa vie
A la vie qui, ici, lui sourit.

Le soleil et plus rien n’est pareil
Tout, absolument tout, l’émerveille
Passer l’hiver valait la peine
Il se perçoit serein, en veine.

« C’est le printemps » entend l’éléphant
« Le changement rituel du temps
Mars, Avril t’attendent au tournant
Tu ne peux te présumer gagnant. »

Mais malgré le sifflement moqueur
qu’il connaît heureusement par cœur
l’éléphant placide est songeur
Au printemps c’est la fin des malheurs.

© Michèle Ruffin – États d’âme « Printemps » – JANVIER 2002

« C’est le printemps » entend l’éléphant » Le changement rituel du temps Mars, Avril t’attendent au tournant…

Ecriture contrariée – Michèle Ruffin

Écriture contrariée

 

Que veux tu encore écrire
Sur ce Monde en délire
Qui ne nous fasse pas tous rire ?
On connaît tous déjà ton pire
Alors cesse de gémir
Tu ne nous fais plus frémir.

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié
Personne ne l’a écouté

Il a tant de mots à dire
tant de choses à vivre, à écrire
Et ce n’est pas pour nuire
Ni pour reluire
Qu’il veut les dire
C’est sa façon de survivre

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié

Personne ne l’a écouté

Alors sa feuille il la déchire
Il regarde les autres rire
Il se contente de sourire
Non, il ne va pas les « pourrir »
Ni non plus se laisser mourir
Il se contente de souffrir.

L’éléphant est mécontent
Personne ne l’entend
L’éléphant est contrarié
Personne ne l’a écouté

Pour Roland qui ne se lasse jamais de m’écouter, ou fait si bien semblant…

© Michèle RUFFIN – États d’âme « Ecriture contrariée » – février 2008

Écriture contrariée
« …
L’éléphant est mécontent, Personne ne l’entend, L’éléphant est contrarié, Personne ne l’a écouté… »

 

Toile – Michèle RUFFIN

TOILE

Ecrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.

Pouvoir encore te voir, ne pas perdre l’espoir
Quitter le désespoir

Sortir de l’impasse, laisser tout ce qui lasse
Et tant pis pour la casse !

Retrouver l’échange. Que ce monde étrange,
Enfin donne le change.

Rayer les habitudes, oublier les certitudes,
Changer d’attitude.

Devenir une Etoile, à qui Toi sur la toile
fera prendre les voiles.

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© Michèle RUFFIN – Etats d’âme « Toile » – janvier 2001

Ecrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.

Ivoire – Michèle RUFFIN

Ivoire

Prendre en pleine poire, ce soir,
dans le noir, ton histoire ;

Cet ivoire, sans le voir,
moi, avoir, désespoir…

Je ne peux pas croire
Qu’il n’y a pas d’espoir.
Je ne veux pas savoir
Où va tout ton ivoire.

Je ne vais pas boire
Ni te laisser choir
Mais j’aurai voulu croire

Qu’il y avait espoir !

Me jeter dans la Loire,
Pour pouvoir te revoir ;
Oui, je broie du noir
mais défense d’y voir.

Ivoire, quelle foire
Tant de déboires notoires,
Viens t’asseoir,
moi, avoir, désespoir…

 

A toi qui comme moi aime les éléphants !

© Michèle RUFFIN -États d’âme « Ivoire »- janvier 2001

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