Gabon, braconnage d’ivoire

Vous n’êtes pas à table, j’espère…
Dans le Parc National de l’Ivindo, au Gabon, l »éléphant gît mort dans la jungle exhalant une forte puanteur: les braconniers ont simplement arraché ses deux défenses en ivoire, laissant sa viande aux mouches et asticots victime des braconniers spécialisés dans l’ivoire car les braconniers de viande (de brousse) chassent au petit calibre et auraient pris de la viande (la trompe surtout).
Ce malheureux éléphant a été tué avec du gros calibre. Donc juste pour en tirer un profit financier…
Le commerce de l’ivoire est interdit, mais trouve toujours preneur à prix cassé chez des marchands ouest-africains ; l’ivoire est alors exportée vers le Cameroun ou le Congo ou il est retravaillé avant d’être revendu illégalement sur des marchés occidentaux, mais surtout « arabes et asiatiques ».
Comme quoi il y a la loi, les textes et… la pratique.
Jusqu’où mène l’appât du gain !
Les éléphants sont une cible facile surtout dans le Parc de l’Ivindo, sanctuaire pour les animaux. La chasse est facile car il existe une piste construite en 2007 qui permet d’accéder au milieu du Parc en voiture, piste dégagée empruntée par les éléphants les rendant ainsi plus vulnérables.

Un jour on s’étonnera de ne plus avoir d’éléphants !

Gabon: Les plantations à Tsamba-Magotsi dévastées par les éléphants

Les populations du département de Tsamba-Magotsi (sud), notamment à Fougamou ne savent plus à quel saint se vouer, face aux dévastations répétitives de leurs plantations par des éléphants qui viennent des forêts avoisinantes.

C’est dans un état de psychose générale que se trouvent les populations du département de Tsamba-Magotsi,, qui craignent la famine suite à la destruction fréquente de leurs cultures agricoles par des éléphants, très nombreux dans la contrée.

Désarmés, les riverains du fleuve Ngounié tentent de développer des techniques rudimentaires mais intelligentes pour protéger leurs champs.
Ainsi, les uns vont construire des campements aux abords des plantations de cultures vivrières où, une fois la nuit tombée, ils allument de grands feux pour éloigner les bêtes qui sont une espèce protégée au Gabon ; pendant que les autres, encerclent les champs avec des fils de fer sur lesquels sont accrochés des boites de conserves vides.

« En fait, quand les éléphants s’approchent de la corde, les boites font un bruit sourd qui les fait fuir » avoue-t-il, avec un brin d’humour.

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