Toile – Michèle Ruffin

Toile

Écrire sur la toile pour parler aux étoiles
Sur Toi lever le voile.
Pouvoir encore te voir, ne pas perdre l’espoir
Quitter le désespoir
Sortir de l’impasse, laisser tout ce qui lasse
Et tant pis pour la casse !
Retrouver l’échange. Que ce monde étrange,
Enfin donne le change.
Rayer les habitudes, oublier les certitudes,
Changer d’attitude.
Devenir une toile, à qui Toi sur la toile
fera prendre les voiles.

© Michèle RUFFIN- États d’âme « Toile »- janvier 2001
arbre

Adoléphant

Adoléphant
Même s’il n’est pas encore bien grand,
Pour l’éléphant vient le temps, 
de prendre la clef des champs.
Intransigeant, un doigt pédant, irritant,
L’adoléphant fatalement émeut en s’envolant.
Angoissant, pas rassurant
De quitter ses parents
Et d’aller de l’avant gaillardement.
Quitter sa maman et son enseignement
En barrissant, prendre le tournant,
Oser des engagements, achever ce que l’on entreprend.
L’éléphant apprend et comprend
Il aura des errements, des égarements, 
des tourments, de grands moments et des amusements.
L’éléphant n’a que quelques ans
Mais il sait maintenant ;
« On le dit « adolescent… », est-ce un compliment ?
Que quelques soient ses tourments
Il partira en avant jouer les amants
Chercher liberté, amour, argent, amusement…
En attendant le moment
de revenir en un élan triomphant
dans le troupeau jouer les enfants devenus grands ;
recevoir les compliments après l’épreuve du temps.
Ce n’est pas un renoncement, 
Mais du cran, bien évidemment, 
out doucement quitter l’enfant, 
Qui, en vous, veut naturellement crier Maman, 
Pour ne pas laisser passer l’instant,
De voir le monde, autrement, enchantement…
e se poser assurément
Sur le grand échiquier des grands.
Va l’éléphant !
Va confiant.
Peut être est-il temps !
Mais garde ce cœur d’enfant
Et tes nobles sentiments
Qui font de Toi
Mon plus bel éléphant.
Dans la harde attendant
Toujours, ici ou brillant au firmament,
Il y aura ta maman.
Va l’éléphant,
Va mon enfant
Puisque, pour toi, il est temps
d’aller de l’avant.

© Michèle RUFFIN- États d’âme « Adoléphant » -janvier 2001
adolephant

Pause – Michèle Ruffin

    Pause

    Se mettre en pause
    Si je l’ose
    Cause ménopause
    Cela indispose
    Drôle de prose

    Se remettre en cause
    Et pour cause…
    Je l’ose
    Je me pose
    Prends la pose
    J’indispose
    Y a des causes…

© Michèle RUFFIN – États d’âme – octobre 2008Pause / Se mettre en pause / Si je l’ose / Cause ménopause / Cela indispose / Drôle de prose
Se remettre en cause / Et pour cause… / Je l’ose / Je me pose / Prend la pause / J’indispose / y a des causes… © Michèle RUFFIN – États d’âme « Pause »- octobre 2008

Questionnement d’un éléphant – MR

Questionnement d’un éléphant

Est-ce que c’est parce que j’ai une trompe
Que bien souvent, on me trompe
Dans ce monde sans aucune honte ?
Est-ce que c’est parce que j’ai des défenses
Que je suis sans défenses
Devant toutes vos offenses ?
Est ce que ma grande masse
est pour vous une menace
qui vous agace ?
Je ne suis qu’un éléphant
avec un cœur d’enfant
qui voudrait vivre autrement !

© Michèle Ruffin -États d’âme – novembre 2000éléphant  céramique © 2007_ Michèle Ruffin
Questionnement d’un éléphant
… Dans ce monde sans aucune honte ?
Est-ce que c’est parce que j’ai des défenses
Que je suis sans défenses …

Etat d’âme !

PETIT (Paroles: Michel Sardou. Musique: Jacques Revaux)
Petit,
N’écoute pas les grands parler.
Va t’en jouer dans le jardin.
Il y fait meilleur ce matin.
Petit,
N’écoute pas ta mère pleurer.
Tant pis si elle a du chagrin.
Va t’en courir dans le jardin.

Ecoute le vent quand il va tomber.
Il te dira où il va se coucher.
Il te dira pourquoi il se met en colère.
Il te dira pourquoi j’ai fait pleurer ta mère
Et tant pis si tu ne comprends pas très bien.
Tu reverras le vent demain.

Petit,
N’écoute pas ton père partir
Même si jamais il ne revient,
Va t’en courir dans le jardin.

Ecoute le vent quand il va tomber.
Il te dira où il va se coucher.
Il te dira pourquoi il se met en colère.
Il te dira pourquoi j’ai fait pleurer ta mère
Et tant pis si tu ne comprends pas très bien.
Tu reverras le vent demain.

Petit,
N’écoute pas les grands gémir.
Va t’en jouer dans le jardin.
Il y fait meilleur ce matin.
Il y fait si beau ce matin

Petit / Michel Sardou / Les Ricains