Gabon, braconnage d’ivoire

Vous n’êtes pas à table, j’espère…
Dans le Parc National de l’Ivindo, au Gabon, l »éléphant gît mort dans la jungle exhalant une forte puanteur: les braconniers ont simplement arraché ses deux défenses en ivoire, laissant sa viande aux mouches et asticots victime des braconniers spécialisés dans l’ivoire car les braconniers de viande (de brousse) chassent au petit calibre et auraient pris de la viande (la trompe surtout).
Ce malheureux éléphant a été tué avec du gros calibre. Donc juste pour en tirer un profit financier…
Le commerce de l’ivoire est interdit, mais trouve toujours preneur à prix cassé chez des marchands ouest-africains ; l’ivoire est alors exportée vers le Cameroun ou le Congo ou il est retravaillé avant d’être revendu illégalement sur des marchés occidentaux, mais surtout « arabes et asiatiques ».
Comme quoi il y a la loi, les textes et… la pratique.
Jusqu’où mène l’appât du gain !
Les éléphants sont une cible facile surtout dans le Parc de l’Ivindo, sanctuaire pour les animaux. La chasse est facile car il existe une piste construite en 2007 qui permet d’accéder au milieu du Parc en voiture, piste dégagée empruntée par les éléphants les rendant ainsi plus vulnérables.

Un jour on s’étonnera de ne plus avoir d’éléphants !

2 éléphants et 2 enfants tués dans le parc des Virunga

Les deux éléphants portent à cinq le nombre total d’éléphants tués par les FDLR au cours de cette semaine dans la partie du parc entre Kiwanja et Kanyabayonga, dans le territoire de Rutshuru.
(11 éléphants ont été tués dans cette région centrale du Parc depuis début août)

Deux enfants ont été tués par des gardes du Parc national des Virunga, près de Béni, dans l’est de la République démocratique du Congo
Un enfant de 14 ans a été tué lundi par un garde qui l’avait pris pour un braconnier
L’enfant a été tué dans le nord-est du Parc, près de Ruhenzori, à 50 km de Béni. “ Selon sa famille, l’enfant n’était pas un braconnier. Il gardait simplement le champ de riz con­tre les oiseaux en bordure du parc ”
La famille a tenté sans succès de récupérer la dépouille mortelle de l’enfant auprès des gardes, et, le lendemain, une centaine de villageois ont organisé une manifestestation de protestation.
« Les gardes ont alors tiré sur la foule, un garçon de huit ans a été tué par balle »,

La mort des deux enfants intervient au moment où les actions des gardes s’intensifient contre le braconnage de la faune des Virunga et la « carbonisation » (abattage du bois pour en faire du charbon) par les bandes armées qui occupent le Parc.

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Afrique : Le trafic de l’ivoire

Plusieurs contrebandiers d’ivoire arrêtés, un réseau de braconniers démantelé, et des centaines de kilos d’ivoire saisis. Actuellement, c’est une semaine normale sur les marchés de l’ivoire d’éléphants.

Le 20 janvier, les autorités namibiennes ont saisi 13 défenses d’éléphants, pour un total de 200 kg d’ivoire, représentant la mort de sept pachydermes. Trois suspects ont été arrêtés et sont en attente d’inculpation. Plus à l’Est, au Zimbabwe, la police a arrêté 11 braconniers soupçonnés d’avoir tué 15 éléphants en deux semaines dans le parc national Hwange. De même, au Cameroun, la CRTV (Cameroun Radio Television) signale qu’un réseau de braconniers a été démantelé dans le Sud du pays, entrainant la confiscation de 20 défenses.

Il y a quelques mois à peine, en octobre 2007, 93,9 kg d’ivoire d’éléphants ont été confisqués en Zambie. Quelques jours plus tard, 22 défenses ont été saisies au Zimbabwe. Au cours de la même semaine, en Colombie Britannique, un homme a été poursuivi pour avoir importé illégalement 30.000 articles en ivoire d’éléphant d’Afrique. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux cas d’interception d’ivoire illégal. Les autorités douanières estiment que seuls 10% des produits de contrebande sont pris en transit.

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CONGO : braconnage dans le parc de la Salonga

l’ICCN dénonce le braconnage à grande échelle d’animaux dans le parc de la Salonga par les populations riveraines dans le parc de la Salonga, situé dans la province de l’Equateur, ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

– risque de connaître l’extinction de ce parc qui regorge une réserve importante d’essences et d’animaux sauvages

– abattage accru, par des éléments incontrôlés de l’armée congolaise, notamment des éléphants et des singes rouges dans la partie du parc de Salonga située dans le territoire de Dekesse.

– importante activité de vente de viande de ces animaux ainsi que de trafic de pointe d’ivoire était signalée dans cette contrée.

Créé en 1970, le parc de la Salonga est étendu sur 3.600.000 hectares dans la province de l’Equateur et sur une partie des provinces du Kasaï Occidental et de Bandundu. On y trouve notamment des Bonobos, des chimpanzés, des crocodiles, des hippopotames, des éléphants, des singes rouges. Il est parmi les huit parcs nationaux que compte la RDC et il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

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