A 53… j’explose tout

Secrets de four 61

« Parce que l’on est jamais aussi bien servi que par soi même…
Parce qu’aujourd’hui est une date spéciale pour moi puisque annuellement cette date me rappelle le temps qui passe…
ma jeunesse fout le camp ! 🙂

un « Géométrie Parallèle éléphantesque »
encore plus grand
cuit à haute température rien que pour moi
de façon à pouvoir le laisser affronter les rigueurs de l’hiver
dans mon jardin. »

explosionVoilà ce que vous auriez du lire
puisqu’écrit dans l’impatience de l’ouverture de mon four…

Mais, en terre,
on est à l’abri de rien
et à l’ouverture
je n’ai pu que constater que je venais d’avoir réussi ma deuxième explosion… prétention !
C’est mon four qui a voulu m’offrir un feu d’artifice et c’est réussi…

Voilà ce qui arrive lorsque l’on travaille mal et laisse passer les bulles d’air lors d’un assemblage …mon four m'a fait la fête !
Il ne me reste plus qu’à réfléchir comment me servir de cette expérience….
A 53… j’explose tout 🙂

Mort d’une géante !

« Dali 02 » éléphant alsacienne
n’aura pas vu le jour longtemps….

A peine sortie de terre…

Poncée,
nettoyée,
lissée…

Une petite touche
d’engobe
blanc
pour donner
la dernière touche
aux défenses
le sourire est important !

et on se prépare à un petit
séjour au four
qui donnera à notre Dali02
un joli teint gris histoire de révéler toute la splendeur de la bête

en opposition à Dali
éléphant alsacienne
première du nom
qui était une jolie brune et plus petite

Dans la cuisson du biscuit la montée en température des 500 premiers degrés est très lente, il est conseillé une heure par pallier de 100°, je programme 6 heures sur mon four… avant de continuer la montée vers la température désirée.
(il faut compter plus de 10 heures de cuisson environ, puis encore autant voir le double pour le refroidissement ; il est préférable d’attendre de pouvoir toucher les pièces avant d’ouvrir le four)

Et pour être sure que l’humidité restante s’il y a lieu puisse bien s’évacuer, je laisse en général la porte légèrement entrouverte jusqu’à l’obtention des 200°.
Quand soudain un bruit sourd m’interpelle, je me dis c’est mon charmant voisin qui a peur que je l’oublie…
Un deuxième bruit toujours aussi sourd, peut être un peu plus fort, je me rappelle qu’il faut que je jette un oeuil sur mon four pour refermer la porte dès les 200° atteints et là, ….
Je vous laisse juger le spectacle …

Voilà, il ne me reste plus qu’à en faire le deuil.
Il est à noter que dans ma malchance, j’ai eu beaucoup de chance car aucune des pièces cohabitant dans le même four n’a subit de dégâts…

Souvent on parle des risques d’explosion en cas de bulle d’air restant dans la pièce d’où l’importance de vider au mieux ses pièces,
je pourrai enfin me vanter d’en avoir fait l’expérience….
Dans le cas présent, je ne sais si j’ai laissé une bulle d’air trainer dans ma pièce ou si plutôt dans ma précipitation je n’ai pas un peu trop baclé le séchage de ma pièce en me donnant bonne conscience avec la porte de mon four entrouverte, l’eau restant dans la pièce fait aussi monter la pression et donne le résultat vu plus haut…
(Les accidents courants sont liés à l’accumulation interne trop soudaine de vapeur dans les premiers temps de la cuisson.)
Dur, dur, de faire rentrer le métier…!

C’est qui qui disait que la vie est un éternel recommencement ?